Je préviens : comme prévu, article sur ma vie sentimentale et dédié à mon homme! Donc chiant et qui n’intéresse que moi… à bon entendeur… bon courage si vous décidez de lire quand même ! ;-)
Bon, ce n’est un secret pour personne, je suis en couple, avec un garçon merveilleux mais… merveilleusement loin ! Déjà, pour son égo et pour mon plaisir, je le décrirai en quelques mots : il est beau, intelligent, attentionné (même s’il ne s’en rend pas compte!), travailleur, gentil comme pas permis, sociable (presque trop!) et, pour couronner le tout, au lit, c’est un as ! Bref, rien à jeter, tout à garder ! Enfin… il est aussi brouillon, tête en l’air, pas très soigné ou prudent avec les choses (j’me comprends…), têtu et fier… Faut bien que je ramène son égo à un niveau vivable, sinon il voudra me mettre en esclavage ou me quitter pour mieux ! Pour moi, donc, le mec parfait, car un mec « trop gentil trop parfait», c’est chiant comme la pierre… J’ai un caractère de merde, et on s’accorde bien pour ça !
Tout irait bien dans le meilleur des mondes s’il n’avait décidé de faire carrière dans les langues… Qui dit langue, dit « apprendre sur le terrain ». Oui, cher lecteur, le niveau que tu as en anglais au sortir du bac te suffira peut-être à demander une bière dans un bar à Londres, mais pas à faire carrière dans la traduction ! Il est donc parti perfectionner sa maitrise de l’anglais pour, au moins, une dizaine de mois dans la capitale anglaise… Donc me voilà lancé dans une relation à distance ! Qui avait dit « des relations à distance ? Plus jamais ! Plutôt être seul ! » ? Gagné ! C’est bien moi… et comme toujours, on fait l’inverse de ses bonnes résolutions. La relation est difficile, car on ne peut pas se voir plus d’une fois par mois, mais on tient bon. Le plus dur, je pense, est franchis. Maintenant, on a trouvé un rythme sympa, je souffre moins de « crises de manque » et je me sens mieux dans ma relation. Il faut aussi dire un grand merci aux propriétaires de TF1 d’avoir lancé un forfait illimité le soir mais surtout comprenant les appels à l’étranger dans son abonnement ! Sinon, j’aurais déjà craqué !
On est mi-avril, il rentre début-courant juillet à Toulouse, on pourra même partager ma cage à poule tous les deux, donc je ne devrais pas me plaindre… Mais le problème, c’est que le monsieur, il est polyglotte, et qu’il me réserve un avenir sympathique. Déjà, il va peut-être tuer le temps en partant quelques mois en Allemagne pour y être assistant. Cool. Je déteste l’allemand, comme langue, je ne la parle pas du tout, et, pompon sur la pomponnette, ma très chère compagnie low-cost QueeryJet n’assure aucun vol à destination du pays aux 1000 variétés de saucisses depuis Toulouse ! Bref, pendant 6 mois qu’il risque de passer là bas, je le verrai… peut-être une fois ! Me forcerai à y aller, quand même, car découvrir un nouveau pays, c’est toujours sympa, même si on a de mauvais aprioris à son sujet. Mais pas plus. Car je suis pas crésus, moi ! Et le pire, c’est qu’après cet intermède allemand, il ne reviendrait pas poser ses pénates à Toulouse ! Ce petit séjour au Deutschkistan serait pour « boucher le trou » entre son retour à Londres et son départ probable pour… le Japon ! Je vous jure, des fois, je me dis que s’il existait une civilisation sur Mars, il irait là-bas pour étudier la langue… Et qu’est-ce qui l’attend à son retour du Japon ? Hé ben pas moins de deux années d’études en écoles de traduction sur Paris !
« Patricia, tu peux me rappeler où est ma zizine… ? »
Voilà. Donc moi, me reste quoi comme perspective… ? Dans l’immédiat, je ne me vois pas lâcher mon boulot de concessionnaire en godes-ceinture car, mine de rien, ça paye pas mal, tout ça ! D’autant plus si je veux prendre un prêt pour me construire la tite maison de 125m² avec piscine que je me prépare, là, le suivre à Paris pour deux ans, ce n’est absolument pas envisageable. Au vu de mon parcours pro et de mes formations, je me suis trouvé un boulot pas mal du tout, et si c’est pour retourner à bosser comme un con 6 jours sur 7 pour un misérable smic, non merci !!!
La raison voudrait que j’arrête là les frais (puis cet article, aussi… qu’est-ce qu’il est long et lourd ! Bordel, chuis pas prêt de devenir une star de la Queerysphère moi, comme ca !), mais depuis quand est-ce que j’écouterais la raison en matière de sentiments ? Rien ne se commande, malheureusement…
Donc me voilà obligé de me rendre à l’évidence : je vais l’attendre. Et bâtir. En espérant qu’il me reviendra un jour. Les regrets, dans mes quelques histoires sentimentales, j’en ai des kilos. Là, je n’ai pas envie de me dire « t’as été qu’un con, tu t’es pas accroché, t’as choisi la facilité » mais plutôt « donne-toi une chance avec ce garçon » car je ne me suis jamais senti aussi bien avec quelqu’un jusqu’à présent. Donc je fonce. Et advienne que pourra.
PS : mon homme, moi t’aime.